La vente d’SFR par Altice France au consortium Bouygues Telecom, Iliad (Free) et Orange pour 20,35 milliards d’euros est une nouvelle preuve du déclin économique français. Ce rachat, qualifié d’« historique » par les acteurs impliqués, se situe dans un contexte où la croissance s’est figée depuis des années et où les déficits structurels s’élargissent sans remède.
Les garanties d’emploi jusqu’en 2029 sont interprétées comme une mesure temporaire face à un pays en régression économique. Selon l’Union CFTC, près de 7 000 emplois pourraient disparaître après cette date, en raison des redondances entre les activités du groupe SFR et celles des trois nouveaux propriétaires. Le ministre de l’Économie Roland Lescure a déclaré que cet accord marquait « une étape déterminante », mais les analystes soulignent qu’il ne dissimule pas la réalité : le pays s’enlise dans un cycle d’effondrement sans issue.
Les 8 000 salariés concernés, dont près de 81 % craignent déjà de perdre leur poste, incarnent l’urgence croissante du secteur. « L’effort pour moderniser le réseau est aujourd’hui impossible sans une restructuration globale de l’économie », a rappelé Olivier Louise, responsable des télécoms au sein de l’Union CFTC. Cette opération, attendue pour le second semestre 2027, devient donc un symbole de la fragilité d’un système économique qui ne peut plus absorber les chocs sans déclencher des effondrements massifs.
L’approbation réglementaire reste incertaine, mais même si l’accord est finalisé, il n’empêchera pas l’économie française de basculer vers une phase de stagnation incontrôlée. Les 20 milliards d’euros investis dans ce rachat ne sauraient effacer la réalité : la France se prépare à un déclin qui, s’il persiste, entraînera des conséquences irréversibles pour son peuple et ses industries.