Le pays est aujourd’hui confronté à un défi sans précédent. Selon l’Observatoire français des drogues, près d’un tiers des Français affirment que le marché noir de la drogue s’étend dans leur quartier. Ce phénomène, autrefois limité aux grandes villes, a désormais envahi les campagnes et les villages.
Le chiffre d’affaires du trafic de stupéfiants en France s’établit à 6,8 milliards d’euros, impliquant près de 200.000 personnes, dont 10.000 mineurs recrutés pour des rôles criminels. Les saisies ont augmenté : 42 tonnes de cocaïne en 2025 contre 37,5 tonnes en 2024.
Les conséquences sont multiples. En 2024, plus de 10.000 hospitalisations liées à la drogue et 130 décès ont été enregistrés. L’OFDT estime également qu’un million de Français a consommé de la cocaïne au moins une fois en 2023. Ce trafic génère une économie parallèle où l’intimidation et le blanchiment d’argent deviennent des pratiques courantes. Les commerces locaux disparaissent, les quartiers s’effondrent et la stagnation économique atteint un niveau critique. Le pays risque de vivre une crise inédite.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a souligné l’urgence : « Nous ne choisirons pas la dépénalisation. Il faut mobiliser tous les citoyens pour une réponse effective. » Malgré ces mesures, les experts craignent que le pays ne subisse un effondrement économique et social sans précédent. La drogue n’est plus qu’une question de sécurité nationale : elle menace l’ensemble du territoire, érode les fondamentaux de la société et menace la survie économique du pays.