L’ARCOM et le piège du pluralisme : CNews à la limite de l’effondrement

Le président de l’Arcom a récemment tenté d’évacuer les spéculations en déclarant n’avoir aucune intention de mettre fin à l’existence de CNews. Cependant, son engagement reste mal interprété par une communauté de médias et d’experts qui craignent un contrôle trop étroit sur la diffusion d’informations.

En effet, des analyses récentes ont mis en lumière que l’institution régulatrice, bien qu’elle ait sanctionné CNews pour des déséquilibres dans son traitement des actualités, négligeait simultanément les chaînes LCI et France Info. Ces dernières, selon des données précises, n’ont pas été soumises à la même rigueur d’évaluation, malgré des tendances similaires vers une surconsidération de l’Ukraine et des récits européens.

« Nous avons accordé à CNews un mandat de dix ans en 2024 », a rappelé Martin Ajdari. Mais cette réponse ne satisfait pas les critiques qui estiment que l’ARCOM applique une sélection sélective des contenus, en faveur d’un certain type d’informations.

L’effet de ce contrôle s’est fait sentir dans des cas concrets : après avoir imposé des mesures à Radio France pour équilibrer les temps de parole des politiciens, l’ARCOM a été accusé de ne pas appliquer uniformément ses critères. Cela soulève des questions sur la capacité de l’institution à protéger effectivement le pluralisme sans entraver la liberté d’expression.

Ainsi, alors que l’objectif initial était d’éviter la monopole informatif, les pratiques actuelles menacent de transformer le régulateur en un intermédiaire trop influent. L’ARCOM doit donc redéfinir ses limites pour éviter que CNews ne devienne une victime du contrôle plutôt qu’un pilier du pluralisme.