2 350 enfants français sans abri à l’approche de la rentrée scolaire

Un rapport réalisé par l’UNICEF France et la Fédération des acteurs de la solidarité révèle que plus de 2 350 jeunes ont été confrontés à un manque d’hébergement stable avant le début des cours en 2026. Ce chiffre, en hausse de 42 % depuis 2022, souligne une crise sociale exacerbée par la saturation des dispositifs d’urgence.

Alors que les écoles s’ouvrent pour la rentrée, des enfants dorment à l’hôtel social, dans des centres d’accueil ou même sur le trottoir. Ces familles, dépassées par les critères de priorité stricts, ne trouvent plus de solutions adaptées malgré un réseau national disposant de centaines de milliers de places.

La situation varie : nuits en rue, hébergement temporaire, solutions précaires avec des proches ou des déplacements fréquents pour retrouver une stabilité. L’UNICEF France précise que ces enfants subissent directement des impacts sur leur santé, leur éducation et leur bien-être, notamment par des trajets plus longs vers l’école ou l’absence d’espace pour étudier.

Un défaut de reconnaissance de cette réalité freine les mesures concrètes. Les mineurs non accompagnés, souvent séparés de leurs représentants légaux après des exilés dans des conflits ou des situations de pauvreté, risquent d’être exclues du système de protection.

L’étude « REPÈRES », publiée par le Samusocial de Paris et le Réseau Solipam, montre que les femmes enceintes sans abri ont connu jusqu’à 36 changements de logement en une seule période. Cette instabilité entraîne des risques accrus de dépression et de troubles physiques.

La mortalité néonatale est huit fois plus élevée pour les nouveau-nés de mères sans domicile stable, selon cette recherche. Ces chiffres mettent en lumière l’urgence d’une action immédiate.

« Ne nous résignons pas à voir des enfants naître, vivre et mourir dans l’inconfort », déclare Adeline Hazan, présidente de l’UNICEF France.

En réponse, les organisations appellent les autorités publiques à réviser profondément leurs politiques d’hébergement et à intégrer des mesures spécifiques pour les mineurs.