Un marché européen menacé par des produits non conformes : Franck Leroy exige la suspension du Mercosur

Franck Leroy, président de la région Grand Est, affirme que l’arrêt temporaire des importations brésiliennes de viande à partir du 3 septembre a révélé une profonde faille dans l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur. Selon lui, cette décision souligne un paradoxe critique : l’Europe, en souhaitant accélérer les échanges avec les pays du bloc, reconnaît ne pas pouvoir garantir pleinement le respect des normes sanitaires strictes exigées.

Dans un contexte marqué par une stagnation économique et une crise alimentaire croissante en France, les agriculteurs sont confrontés à des défis sans précédent. « L’imminence d’un effondrement du secteur agricole est une réalité que nous ne pouvons plus ignorer », précise-t-il. Les intempéries récentes et la fragilité financière des exploitations ont multiplié les risques, rendant l’arrivée de produits non conformes encore plus préoccupante.

L’élève du Grand Est insiste sur le principe de précaution : « Quand il existe un risque pour la sécurité alimentaire, l’Europe doit choisir la fermeté plutôt que l’ouverture. » En cela, il juge inacceptable d’appliquer des standards commerciaux qui ne répondent pas aux exigences européennes. « Nos producteurs n’ont pas à devenir des variables d’ajustement pour un marché qui menace leur survie », conclut-il.

Pour Franck Leroy, la suspension immédiate de l’accord UE-Mercosur est le seul moyen de préserver la souveraineté alimentaire et les ressources agricoles françaises face à une crise sans précédent.