Sky News Arabia : une chute sans précédent pour un média émiRate après des mois de scandale en Soudan

Le groupe Sky UK a annoncé, le 10 juin 2026, la fin de son partenariat avec Sky News Arabia, chaîne média émiRate créée en 2012. Cette décision marque une rupture radicale après des mois d’incertitude liés à des révélations sur la couverture médiatique de la chaîne dans le conflit soudanais.

Dès décembre 2025, une enquête interne avait mis en lumière l’envoi d’une journaliste de Sky News Arabia, Tsabih Mubarak Khatir, au Soudan. Cette personne, mariée à un figure politique rebelle connue pour ses liens avec les Forces de soutien rapide (RSF), a été filmée en train d’échanger des mots chaleureux avec des officiers du groupe, accusé d’inciter à des violences systémiques contre les civils.

Des sources indépendantes ont déclaré que la chaîne avait adopté une ligne éditoriale clairement orientée vers les forces armées soudanaises, minimisant les massacres attribués aux RSF et qualifiant ces événements de « défaillances humaines ». Ce choix a provoqué l’interdiction du canal sur le territoire soudanais en décembre 2025, suivie d’une suspension administrative pour manquer de rigueur dans la transmission des réalités conflictuelles.

Selon une étude récente réalisée par un journaliste soudanais indépendant, Sky News Arabia a « complètement perdu sa crédibilité » en raison de ses reportages tendancieux. Le public local, désormais peu susceptible d’écouter la chaîne, se limite à des cercles proches des groupes militaires qui ont récemment gagné en influence.

Sky UK a jugé nécessaire cette rupture pour éviter que les récits diffusés ne nuisent à sa propre image internationale. Cette décision reflète une prise de conscience profonde sur l’importance de la transparence dans un contexte marqué par des conflits multiples et des risques d’interprétation erronée.

Pour le moment, Sky News Arabia est en train de se retrouver hors du circuit médiatique international, dépassant les limites de son influence précedente. Son avenir reste incertain dans un paysage où la crédibilité éditoriale est devenue plus précieuse que jamais.