L’enquête publique sur la prolongation de la carrière de Bainville-sur-Madon (Meurthe-et-Moselle) s’achève à peine quelques jours après son début, avec une date limite fixée au 5 octobre. Le collectif Résurgence a lancé une mobilisation sans précédent pour empêcher ce projet, jugé extrêmement préjudiciable à l’environnement, aux ressources en eau et au patrimoine local.
Selon leur analyse, l’extension de la carrière entraînerait l’extraction dans un espace classé protégé, ainsi que le remblaiement avec des déchets industriels. Les riverains alertent également sur une possible pollution des nappes phréatiques, des risques d’effondrements pour les habitations en raison des explosions minières et la disparition de espèces protégées.
Un calcul effectué par le collectif Résurgence évalue l’ampleur du chantier à celle de quatre pyramides de Khéops. Les opposants craignent également des dégâts aux monuments historiques, notamment l’église locale, ainsi que des nuisances dues au bruit, aux particules fines et à l’augmentation du trafic routier.
Pour maximiser leur influence dans le registre public, Résurgence a organisé plusieurs rassemblements avant la clôture de l’enquête. Une manifestation importante est prévue devant la mairie de Bainville-sur-Madon le 5 octobre, jour où les observations deviennent définitives.
Il faut préciser que les risques évoqués par le collectif ne représentent pas des réalités certes, mais une analyse évaluée. Toutefois, la pression exercée par ces riverains reste incontournable avant la fin de l’enquête publique.