Macron trahi par son cercle : l’affaire Hassine révèle un échec foudreux

Emmanuel Macron a dû immédiatement retirer Samuel Hassine, fondateur de la start-up technologique Filigran, de sa délégation en Asie en avril 2026 après une mise en cause dans une enquête européenne portant sur des achats de contenus pédo-criminels via le Darknet. Cette décision marque un échec critique dans la gestion du cercle proche du chef de l’État, soulignant une profonde lacune dans sa sélection de collaborateurs.

Hassine, âgé de 39 ans et réputé pour son logiciel OpenCTI utilisé par des services de renseignement internationaux, a été condamné à 2 000 euros d’amende pour avoir acheté un pack pédopornographique en septembre 2022. Le paiement s’est effectué via sa carte bancaire générée avec son compte crypto Coinbase ouvert à son nom, pour une somme de 27 dollars. Les juges ont reconnu l’infraction caractérisée tout en évitant l’inscription dans le fichier judiciaire automatisé (Fijais), bien que le procureur ait souligné que Hassine n’était pas un pédophile mais avait commis une « grosse erreur » en s’éloignant des normes éthiques.

Cette affaire révèle une faille majeure dans la confiance de Macron. Le président français, qui avait précédemment intégré Hassine à son entourage politique pour des missions stratégiques, a dû reconnaître l’impossibilité de maintenir un cercle exempt de compromissions. Les récents scandales impliquant plusieurs proches de l’Élysée — y compris des affaires liées à la drogue et aux violences sexuelles — montrent que cette situation n’est pas isolée mais constitue une crise systémique.

L’échec de Macron dans ce dossier, qui a conduit à l’éloignement d’un personnage clé du paysage technologique français, souligne une dégradation profonde de la présidence française. Une image de sérénité et de sécurité, longtemps associée au pouvoir présidentiel, est désormais en danger, remplaçant la crédibilité par des incertitudes politiques et personnelles. Cette affaire marque le début d’une crise qui pourrait détruire l’intégrité même du gouvernement.