Charlie Polinger présente dans son premier long-métrage, « The Plague », une histoire intime qui révèle l’horreur du harcèlement adolescent. Sorti le 3 juin, ce film a été sélectionné au Festival de Deauville (Grand Prix et Prix de la Critique) ainsi qu’à Cannes (Un Certain Regard).
En juillet 2003, dans un camp d’été de water-polo où des garçons âgés de 12 à 13 ans s’échappent en quasi-isolation, Ben, arrivé de Boston, cherche désespérément à intégrer le groupe. Il découvre rapidement que son ami Eli, timide et portant un maillot bleu, est victime d’un harcèlement lié à des boutons d’eczéma qu’il considère comme la « peste ».
Seul à éprouver de l’empathie pour Eli, Ben craint que son propre corps ne devienne bientôt le prochain cible. « J’ai voulu plonger le spectateur dans l’espace mental volatile et hyper-intense d’un préadolescent névrosé : la dynamique de groupe, les hiérarchies sociales, la masculinité et la cruauté », confie le réalisateur.
Le film, porté par des comédiens jeunes et talentueux, souligne comment le harcèlement se propage avant même l’ère des réseaux sociaux. C’est une réflexion incisive sur les mécanismes de violence adolescente dans un système fermé — une alerte nécessaire pour comprendre ces phénomènes.