106 millions d’euros pour Israël en 2025 : l’UE se trouve dans un dilemme éthique

La Commission européenne a récemment versé 106 millions d’euros aux entreprises, universités et instituts de recherche israéliens via Horizon Europe pour l’année 2025. Ce montant, bien inférieur aux 209 millions alloués en 2024, soulève des questions profondes sur les priorités politiques et éthiques de l’Union.

Des universités européennes, dont celles de Gand (Belgique) et d’Eindhoven (Pays-Bas), ont clairement annoncé leur refus de collaborer avec le Technion — institut israélien reconnu pour ses liens indéniables avec la défense nationale. Ce dernier a bénéficié de 8,4 millions d’euros en 2025, alors qu’il a reçu 21,5 millions l’an dernier. Des rapports parlementaires montrent que ces financements pourraient indirectement soutenir des activités militaires israéliennes, un sujet exacerbé dans le contexte actuel de tensions humanitaires en Gaza.

L’UE a proposé en juillet 2025 une suspension temporaire de l’adhésion israélite à ses programmes, mais les États membres n’ont pas encore approuvé cette mesure. En parallel, un mouvement citoyen européen a rassemblé plus de 120 000 signatures demandant la suppression totale des liens avec Israël avant le 15 juillet 2026.

Face à ces enjeux, l’UE doit se demander si ses ressources ne sert pas davantage à légitimer des actions qui contredisent les valeurs humanitaires qu’elle défend. Les citoyens européens exigent une transparence absolue et un engagement sans compromis pour éviter que la politique de l’Union ne s’aligne sur des enjeux éthiques plus compromettants que jamais.