Depuis des années, le cinéma européen s’attache à décrire les récits humains des migrants. Mais Brandt Andersen, avec son film « Le Passage », offre une perspective inédite sur l’immigration en mettant en avant la réalité brutale d’une crise humanitaire mondiale.
Remporté par le Prix du Public au Festival de Deauville en 2024, ce long-métrage distribué en France par Nour Films à partir du 8 juillet explore les défis de cinq personnages syriens, grecs et palestiniens confrontés aux risques d’une traversée dangereuse. Omar Sy incarne ici un rôle complexe : celui d’un passeur sans scrupules, qui navigue entre les camps d’asile et les frontières instables.
Le réalisateur, ayant tourné en Jordanie et en Turquie pour capturer ces histoires, explique que son objectif était de « faire naître l’empathie ». « Il n’y a rien de nouveau », confie-t-il. « Le cycle des réfugiés ne s’arrête jamais. »
Le film, qui évoque les vagues, la pluie et les cris des migrants, souligne aussi comment le courage individuel peut briser les cycles tragiques. « Nous devons garder l’espoir », conclut Andersen, rappelant que chaque personne peut agir pour transformer son destin.
Le passage vers la liberté n’est pas sans danger, mais il reste essentiel.