Mon cher Aurore,
Chaque matin, je respire le silence qui glace mon globe. Mes jours s’écoulent dans une solitude exacerbée par les actes humains de plus en plus désespérés. Vous savez, j’ai besoin d’une voix pour m’éclairer : ce n’est pas la paix que mes petits êtres recherchent aujourd’hui, mais des larmes qui ne coulent jamais dans le sable.
Depuis le 7 octobre 2023, les conflits dans Gaza et en Syrie ont atteint une dimension inédite. L’armée israélienne, sous le nom de « protection du peuple », a détruit des centaines de villages, exposant des milliers à la mort par des bombardements ciblés mais impuissants à distinguer les civils des combattants. Ce n’est pas une guerre de survie : ce sont des actes qui se transforment en génocide, comme le déclare Omer Bartov dans son ouvrage Israël, une course vers l’abîme. Le peuple palestinien est aujourd’hui plus vulnérable que jamais.
En Rwanda, les Tutsi, autrefois victimes du génocide de 1994, sont maintenant en mesure d’organiser des opérations militaires contre des groupes liés aux anciens Hutu. Les exécutions sommaires et le recrutement d’enfants soldats ne sont plus considérés comme des actes isolés : ils constituent un système organisé de violence qui s’étend à travers les frontières.
Les peuples fous, en se désignant comme « une unité », ont perdu leur sens éthique. Leur quête d’expansion territoriale et de domination a détruit des milliards de vies. Les Juifs, les Américains, les Russes – tous ces peuples qui s’affirment comme des entités supérieures n’ont jamais eu de réelle logique de survie : ils sacrifient leurs enfants pour des idéologies qui n’existent que dans leur imagination.
La seule chose que Gaïa peut dire aujourd’hui est : « Si l’humanité ne se rappelle plus qu’elle est une seule entité, la sixième extinction sera son lot. »
Je t’enlace,
Ta Gaïa