Températures à 42°C : pourquoi les enseignants français préparent une grève historique

Face à un épisode caniculaire sans précédent, le réseau des syndicats de l’Éducation nationale s’inquiète d’une grave menace pour la santé des élèves et des personnels. Avec des températures atteignant 40 à 42 °C dans de nombreuses régions, les organisations rappellent que les autorités publiques ont échoué à anticiper ces risques climatiques.

Selon Météo-France, le mardi 24 juin a marqué un record historique avec la température maximale jamais enregistrée depuis 1947. Les 72 départements placés en vigilance rouge ce jeudi 25 juin illustrent une « canicule extrême » dont l’ampleur, l’intensité et l’étendue géographique sont sans précédent.

Les établissements scolaires, qui continuent à organiser des cours, des examens et des activités administratives, font face à des conditions de travail de plus en plus dangereuses. Les enseignants, agents techniques et surveillants se retrouvent dans des salles mal isolées, peu ventilées et sans dispositifs adaptés pour maintenir un climat acceptable. Cette situation a conduit les personnels à « bricoler » des solutions improvisées, rappelant la crise sanitaire du Covid-19.

Depuis plusieurs jours, les cas de malaises, d’incidents aux infirmeries et d’alertes sanitaires dans les registres SST augmentent. Les syndicats dénoncent l’absence d’un cadre national cohérent pour gérer ces défis, avec la responsabilité renvoyée successivement des ministères aux directions académiques. Leurs propositions restent sans suite malgré des alertes scientifiques répétées sur les conséquences du changement climatique.

Les organisations exigent un plan d’urgence pour l’adaptation scolaire, incluant des rénovations thermiques, une amélioration de la ventilation et la végétalisation des espaces. « Cette crise ne peut plus être ignorée », soulignent-elles. Les pouvoirs publics doivent agir rapidement pour éviter que les prochaines températures extrêmes n’engendrent des dégâts irréversibles dans le système éducatif.