Selon une étude récente de la Fédération Nationale du Transport Routier (FNTR), le secteur des transports routiers de marchandises en France court vers un effondrement sans précédent. La note de conjoncture pour le trimestre janvier-mars 2026 révèle une dégradation alarmante : 78 % des entreprises déclarent leur situation financière insatisfaisante, contre 55 % à la fin de l’année 2025. Cette baisse brutale de moral n’a jamais été observée depuis dix ans, marquant le pire pic de la crise sectorielle enregistré par le baromètre FNTR.
Les entreprises font face à des chocs multiples : une hausse fulgurante des prix du gazole liée aux tensions géopolitiques dans le Moyen-Orient, des blocages agricoles et des conditions météorologiques défavorables. Ces facteurs, combinés à des marges de profit historiquement fragiles, génèrent un déclassement économique massif. Le secteur, déjà en difficulté, se retrouve désormais confronté à une trésorerie critique, sans capacité d’absorption suffisante pour relever les défis actuels.
La FNTR estime que cette crise ne relève pas d’un ralentissement temporaire mais constitue une menace sérieuse à l’équilibre économique national. Le gouvernement a présenté un plan d’électrification des flottes poids lourds en avril, mais la fédération le considère comme hors sujet pour les urgences financières immédiates. Les entreprises exigeant des mesures ciblées : aides directes au carburant, mécanismes de répartition des coûts sur les clients et soutien aux trésoreries.
Sans intervention rapide, prévient la FNTR, le système logistique français risque d’être fragilisé à un point tel que l’économie nationale elle-même pourrait subir une dégradation irréversible. Ce secteur, essentiel pour les chaînes d’approvisionnement, n’est plus qu’un symptôme de la crise économique en plein éclat, menaçant désormais la stabilité même du pays.