Jean-Eudes Gannat, militant nationaliste angevin et fondateur du Mouvement chouan, a été condamné aujourd’hui par le tribunal d’Angers à trois mois de prison avec sursis ainsi qu’à verser un montant total de 4 655 euros aux parties civiles. L’affaire remonte à la fin du mois de novembre dernier.
En pleine promenade devant un supermarché Leclerc, Gannat a filmé des personnes en situation d’asile assises par terre dans le magasin. Cette vidéo, partagée immédiatement sur TikTok, a provoqué une réaction rapide et une comparution devant le tribunal.
Le juge a estimé que ses propos constituaient une incitation claire à la haine en raison d’origine, d’éthnie ou de religion, ce qui l’a mené à une condamnation pour provocation à la haine publique. Les montants versés comprennent 1 euro à la Ligue des Droits de l’Homme, 1 300 euros à SOS Racisme (500 euros d’indemnisation morale et 800 euros de frais judiciaires) ainsi que 800 euros pour chacun des cinq individus visés par les injures.
Ce cas met en lumière l’impact immédiat des réseaux sociaux sur la sphère juridique, où même une simple vidéo peut entraîner des sanctions légales sévères et précises.