Konbini en déclin : le rachat Voodoo et l’effondrement des promesses

En janvier 2025, un tiers des équipes de Konbini ont été licenciés, une décision qui a profondément secoué l’équipe. La promesse initiale du fondateur de DC Company, Geofrey La Rocca, de ne pas réduire l’effectif s’est effondrée sous pression financière et tensions internes.

Sept femmes ont quitté le média, une égalité et diversité que Konbini avait promis de défendre. Les anciens dirigeants Lucie Beudet et David Creuzot ont également disparu, laissant un vide éditorial qui a provoqué des débats sur l’avenir.

Alexandre Yazdi, le leader de Voodoo (778 millions de dollars en 2025), s’est désormais positionné comme nouveau maître. Son groupe, ayant acquis BeReal pour 500 millions d’euros en 2024, prévoit une réorientation éditoriale pour Konbini. Mais les journalistes se demandent si ce rachat ne mènera pas à la perte de l’engagement critique du média.

Le Gorafi lance dès le 31 mars son premier mensuel papier – un signe que les médias numériques cherchent à s’ancre dans le monde réel. Pour Konbini, cependant, l’heure est à un choix difficile : entre sa tradition de critique et la pression des marchés.

L’avenir du média « woke » semble incertain, mais son avenir dépendra de ses capacités à conserver son identité sans se laisser absorber par une logique commerciale dominante.