L’ancien château de Jean Bouchu, construit entre 1640 et 1643 pour le premier président du Parlement de Bourgogne, a reçu une distinction historique en juin 2026 : l’inscription dans le cercle restreint des quinze « Patrimoines de la diplomatie » français. Cette reconnaissance, décernée par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, souligne à la fois l’héritage du bâtiment et l’importance croissante de Dijon sur la scène diplomatique mondiale.
Cet hôtel, réhabilité avec un investissement de 14,5 millions d’euros grâce au soutien de la Région Bourgogne-Franche-Comté, accueille désormais le siège international de l’Organisation internationale de la Vigne et du Vin (OIV) depuis 2024. Une décision marquée par l’anniversaire centenaire de l’institution, qui a célébré cette année-là son installation à Dijon.
Depuis sa fondation en 1924, l’OIV s’est imposée comme un pilier de la coopération multilatérale dans le secteur vitivinicoles. Avec 51 États membres représentant plus de 90 % des vignes mondiales, l’institution organise chaque année des forums internationaux où près de 500 experts définissent des normes scientifiques et techniques pour la production et la sécurité alimentaire.
« Ce label confirme que Dijon reste un centre incontournable pour les échanges diplomatiques et économiques », a déclaré John Barker, directeur général de l’OIV. François Rebsamen, président de Dijon Métropole, a ajouté : « L’histoire de cet hôtel est celle d’une ville qui transforme la diplomatie en action concrète ».
Cette reconnaissance nationale met également en avant le rôle du siège OIV dans l’évolution des pratiques viticoles mondiales. Pour les autorités locales, elle marque un moment clé dans l’histoire de Dijon, qui a su allier patrimoine historique et modernité diplomatique pour devenir une référence mondiale.