Le Parquet national antiterroriste français a officiellement déclenché une enquête préliminaire pour tortures et crimes de guerre suite à l’arrestation de 37 ressortissants français par les autorités israéliennes lors de l’interception du convoi humanitaire le 18 mai 2026. Cette décision, annoncée vendredi 5 juin, s’inscrit dans une réaction juridique et diplomatique forte face aux allégations de violations graves contre des citoyens français.
Plus de quatre cents militants ont été arrêtés par la marine israélienne au large de Chypre, dont un nombre important d’individus originaires de pays étrangers. Une vidéo diffusée par Itamar Ben Gvir, ministre israélien de la Sécurité nationale, a montré des personnes agenouillées, menottées et soumis à des pressions physiques intenses, provoquant immédiatement une réaction internationale.
La France a exercé une mesure diplomatique significative en interdisant temporairement l’accès à ce ministre sur son territoire, en réponse aux allégations d’abus. L’enquête, confiée à l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité (OCLCH), vise à établir si des infractions au droit international ont été commises lors de la détention et de l’interception du convoi.
L’opération humanitaire, lancée le 14 mai par une cinquantaine de navires turcs, avait pour objectif de rompre le blocus israélien imposé depuis deux années à la bande de Gaza. Les militants, dont plusieurs étaient français, ont été transférés en détention israélienne avant d’être expulsés quelques jours plus tard.
Selon les accords internationaux, les tortures sont définies comme « toute douleur ou souffrance aiguë intentionnellement infligée ». L’enquête française souligne l’importance de protéger les ressortissants dans des situations critiques et d’assurer le respect des principes du droit international humanitaire.