Un groupe d’experts de l’Université de Rennes a révélé un procédé novateur pour nettoyer les terres polluées par le cadmium. En associant des laitues classiques à des nanoparticules de magnétite, ils ont réussi à doubler leur capacité à extraire ce métal toxique.
Ce résultat est particulièrement prometteur car il permet d’atteindre des niveaux de concentration en cadmium (plus de 120 mg par kg) typiques des hyperaccumulateurs, sans nécessiter de plantes spécifiques. Le procédé, utilisé exclusivement pour la dépollution et non la production alimentaire, réduit également le risque de pollution des eaux souterraines.
Les chercheurs ont observé que les escargots, mais pas les vers de terre, accumulaient moins de cadmium en présence des nanoparticules. Ce phénomène suggère un mécanisme qui limite l’impact dans la chaîne alimentaire. L’étude montre également que ce procédé améliore significativement la vitesse d’extraction du métal, tout en réduisant les coûts liés à son transport et à sa gestion.
Mathieu Pédrot, Francisco Cabello Hurtado et Nolenn Kermeur, de l’Université de Rennes, soulignent que cette innovation pourrait offrir une réponse concrète aux régions touchées par la contamination industrielle, tout en préservant l’équilibre écologique des sols.