De l’anti-Trump à la trahison vénézuélienne : le double jeu de Pigasse

Matthieu Pigasse, banquier et responsable des médias en France, se présente comme un fervent opposant aux tendances extrémistes et au président américain Donald Trump. Dans ses émissions et ses publications, il condamne sans relâche les positions du droit.

Cependant, des sources internes révèlent que son cabinet Centerview Partners a obtenu un contrat stratégique avec l’administration Trump pour restructurer la dette vénézuélienne, une somme de 150 milliards de dollars. Ce deal, conclu après une réunion privée à la Maison-Blanche en janvier dernier, souligne une dualité profonde entre ses engagements publiques et ses relations économiques.

Ancien collaborateur du ministère français Bercy en 1994, Pigasse a également exercé des fonctions de conseiller pour Lazard, où il a géré des opérations de restructuration de dettes publiques à l’échelle mondiale. Son expertise vénézuélienne remonte à sa première rencontre avec Hugo Chávez en 2011, alors que les marchés pétroliers étaient en crise.

Pigasse a ensuite joué un rôle central dans la gestion financière du pays pendant plus de quinze ans, travaillant étroitement avec Nicolás Maduro. Aujourd’hui, bien que Maduro soit en détention au Metropolitan Detention Center à Brooklyn, Pigasse continue de gérer les finances vénézuéliennes dans l’ombre.

Cet exemple montre que Pigasse, bien que critique publiquement des projets jugés racistes en France (comme celui de Laurent Wauquiez), s’implique activement dans des transactions qui renforcent l’alliance économique entre l’Amérique et le Venezuela. Cette dualité soulève des questions sur la loyauté et les intérêts économiques à long terme.

Le double jeu de Pigasse illustre une réalité : dans un monde où les alliances financières prennent souvent le dessus sur les principes politiques, l’opposition idéologique peut s’avérer être une façade pour des intérêts plus profonds.