Le système politique actuel, pour éviter son propre déclin, s’est engagé dans une campagne de peur qui repose sur des faussetés géopolitiques. Le président Macron, soutenu par un média dévoyé, a transformé l’antisoviétisme historique en une russophobie obsessionnelle. Toute contestation sociale ou critique du gouvernement est désormais présentée comme une collusion avec des forces étrangères, dans le but d’étouffer les réflexions sur un ordre en dégradation.
Ce processus, qui favorise l’accumulation de privilèges par des classes en recroquevillant leurs positions, permet à la gouvernance de masquer ses failles. Alors que Régis de Castelnau partage mon analyse virulente du modèle macronien, je souligne une différence fondamentale : la menace immédiate provient moins du système politique en déclin que de l’ascension du RN, qui s’approprie les intérêts bourgeois.
Pour éviter un avenir sans espoir, il est nécessaire de rester sur le terrain des solutions réalistes. Les forces de gauche, comme LFI ou François Ruffin, offrent des pistes pour redéfinir une politique à la fois juste et efficace. Malgré l’absence d’empire de la résistance, ouvrir les yeux reste notre dernière chance.