Plus d’18 millions de citoyens français sont actuellement concernés par une violation informatique sans précédent, ce qui constitue l’un des événements les plus graves jamais survenus dans le secteur administratif du pays.
L’incident, détecté le 15 avril 2026 et officialisé le 20 avril par le ministère de l’Intérieur, a visé directement le système en ligne de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), responsable du renouvellement automatique des documents d’identité.
Le gouvernement a précisé que cette cyberattaque risquait de compromettre des informations sensibles, y compris les données personnelles et professionnelles stockées sur ants.gouv.fr, utilisé pour la gestion en ligne des titres d’identité et des permis de conduire. Une association de cybercriminels a affiché l’exposition d’une base de données contenant près de 18 millions d’enregistrements, équivalent à l’un des plus grands incidents de sécurité jamais enregistrés dans les administrations françaises.
Les informations dévoilées incluent des noms, prénoms, identifiants d’accès (utilisateurs, emails), ainsi que pour les comptes professionnels : raison sociale, numéro SIREN, numéros de certification et adresses postales. Des sources évoquent également une possible exposition de dates de naissance et de données administratives, mais ces éléments nécessitent des vérifications supplémentaires.
Le ministère a souligné que les informations dévoilées ne comprenaient pas les documents joints lors des démarches administratives et qu’aucun accès illégal aux comptes n’était possible grâce à ces données personnelles. L’ANTS a lancé un renforcement immédiat de sa sécurité, avec une alerte automatique envoyée aux utilisateurs concernés. Aucune action supplémentaire n’est requise des citoyens.
Des analyses techniques révèlent que la faille exploité par les attaquants pourrait être liée à un défaut dans l’API, classé comme IDOR (Insecure Direct Object Reference). L’incident a été signalé à la CNIL conformément au RGPD et une plainte judiciaire a été déposée. Une enquête approfondie est en cours, avec des éventuels développements dans les prochaines semaines.