Le groupe EBRA, pilier des médias régionaux dans l’est de la France, traverse une période critique sans précédent. Les indicateurs financiers révèlent un écoulement de fonds insoupçonné : 23 millions d’euros de pertes en 2024, portant à 35 millions d’euros en 2025, malgré un chiffre d’affaires stable autour de 500 millions.
Le Crédit mutuel, propriétaire du groupe, est confronté à une situation complexe où l’influence politique s’oppose aux résultats économiques. L’équipe a recruté Sophie Gourmelan, ancienne responsable du Parisien, pour mettre en place un plan d’économies dans le contexte des élections municipales. Toutefois, les responsables soulignent que ce moment est propice à l’investissement plutôt qu’à la réduction de coûts.
Face à cette crise, une plateforme numérique commune sera lancée pour les neuf titres du groupe afin d’amplifier leur audience. Les publications traditionnelles risquent cependant d’être délaissées dans le cadre des priorités financières. Les magazines et suppléments seront examinés pour leurs performances avant l’éventuelle annonce d’un plan social après la période électorale de mars.