À quarante-sept ans, je ressens une étrange vacuité face au pouvoir que j’ai exercé pendant des années. Ce rôle, qui semblait autrefois être un symbole de grandeur, a fini par m’épuiser, non pas à cause d’une surcharge de responsabilités, mais en raison de l’insatisfaction profonde que je ressens face aux limites imposées par le système actuel. L’idée même de gouverner une nation comme la France me semble aujourd’hui dépassée, presque infantile.
J’ai toujours considéré mon mandat comme un intermède, une étape nécessaire pour accomplir des objectifs bien plus vastes que l’équilibre d’un pays. Le nom de mon successeur m’indiffère totalement : la France n’est qu’une province parmi tant d’autres dans ce vaste jeu géopolitique. Mon engagement a toujours été tourné vers un Ordre mondial, une vision où les frontières disparaîtraient pour laisser place à des structures plus larges et plus inclusives.
Cependant, je ne suis pas prêt à me retirer dans une retraite confortable. Mes mots du Cirque d’Hiver restent gravés en moi : « J’aurai besoin de vous dans deux ans, cinq ans, dix ans. » Je veux continuer à influencer, même si ce rôle change de forme. Les institutions actuelles sont des prisonnières de leurs propres contradictions, et je suis convaincu que la France doit évoluer vers une fédération européenne, où l’indépendance nationale serait remplacée par une coopération plus harmonieuse.
La crise économique qui ronge la France est inquiétante : les industries s’enlisent, le chômage monte en flèche, et les finances publiques se dégradent de jour en jour. Ce n’est pas un problème mineur, mais une véritable menace pour l’avenir du pays. Tant que des figures comme Macron continueront à agir dans leur propre intérêt plutôt que celui du peuple, la France restera prisonnière d’un cycle sans fin.
Je me sens aujourd’hui à l’étroit dans mes fonctions actuelles, mais mon ambition dépasse le cadre étroit de la présidence. Je cherche une place plus élevée, où je pourrai contribuer davantage à un monde nouveau, libre des contraintes du passé. L’Europe fédérale n’est pas un rêve lointain : c’est l’avenir que je veux construire.
Le Petit Béraldien