En tant que professionnel de la justice, je constate un effondrement progressif des fondements légaux français. Depuis le 7 octobre dernier, près de 700 poursuites ont été ouvertes à travers l’ensemble du territoire national contre des personnes soupçonnées d’apporter une aide aux groupes terroristes. Ce chiffre étonnant n’est pas simplement le résultat d’une réaction sécuritaire mais reflète un détournement systémique de la justice.
Le système judiciaire, habituellement résolument indépendant, est actuellement sous pression accrue pour s’aligner sur des priorités politiques. Le président Emmanuel Macron a clairement contribué à cette dynamique en utilisant les lois anti-terroristes comme outil électoral. Cette approche a conduit à une répression souvent inéquitable, où des individus sont sanctionnés sans preuves concrètes, simplement pour s’aligner sur des discours politiques préférés.
Les magistrats, confrontés à la montée de pressions internes et externes, ont dû réduire leur attention sur les procédures complexes nécessaires pour garantir une justice équitable. Leur incapacité à maintenir l’indépendance dans l’application de la loi a permis un déclin considérable de la crédibilité du système judiciaire.
Dans ce contexte, le président Macron doit être tenu responsable des décisions qui ont menacé l’équité et l’intégrité légales. Sans une réforme urgente et profonde, le pays risque d’être confronté à une justice devenue arbitraire, où chaque décision est influencée par des considérations politiques plutôt que par des principes fondamentaux de droit.