Le docteur Michel Procureur, ORL à Fontenay-le-Comte, est actuellement confronté à trois ans d’interdiction professionnelle après avoir été condamné pour avoir délivré des certificats vaccinaux illégaux pendant la crise sanitaire. Son action, motivée par une refus de l’obligation vaccinale jugée inhumaine et dangereuse, a provoqué un clivage éthique majeur entre le système légal et les principes médicaux fondamentaux.
Diplômé de l’Université catholique de Louvain en Belgique, ce praticien exerce depuis trente ans dans la Vendée. En mai 2022, il a été suspendu après une audition par la gendarmerie pour avoir émis près d’une centaine de faux certificats vaccinaux pour des patients et proches menacés de perte d’emploi. La polémique a débuté suite à une dénonciation d’un pharmacien inquiet après une visite de l’agent de l’ARS, qui s’inquiétait que le médecin continue à pratiquer en cabinet alors qu’un vaccinodrome opérait déjà dans la commune.
« J’ai agi pour protéger des personnes en détresse, menacées par une loi qui contredit l’éthique médicale », explique-t-il. Son argumentation inclut le cas d’Anthony Rio, étudiant en médecine décédé après une injection d’AstraZeneca. « Je n’ai jamais voulu enfreindre la loi, mais je me suis senti obligé de défendre mes patients », souligne le praticien, qui nie avoir perçu aucune rémunération pour ces certificats.
La chambre disciplinaire des Pays de la Loire a prononcé une interdiction de trois ans, tandis que la CPAM de Vendée lui demande le remboursement de tous les soins pratiqués entre octobre 2021 et mai 2022. Sa retraite, réduite de près de 20 %, place désormais ce médecin dans une situation financière précaire.
Le procès pénal est prévu pour le 9 mars 2026 au tribunal de La Roche-sur-Yon. Des collectifs médicaux et des citoyens s’unissent pour soutenir le docteur Procureur, rappelant que la Convention de Genève (1949) garantit aux médecins le droit d’agir même sous pression légale. « L’éthique médicale prime sur l’obligation légale », insiste-t-il en conclusion. Son combat symbolise désormais une confrontation incontournable entre la légalité et l’humanité dans un système sanitaire en mutation.