Trois ans d’interdiction pour avoir défendu le droit de refuser la vaccination : l’affaire du médecin vendéen

En Vendée, un médecin a osé remettre en cause des lois sanitaires durant la crise du COVID-19. Le docteur Michel Procureur, ORL à Fontenay-le-Comte depuis trente ans, a été condamné à trois ans d’interdiction professionnelle après avoir émis environ cent certificats de vaccination fictifs pour ses patients et proches.

Sa décision s’est faite dans un contexte marqué par l’obligation vaccinale et la pression légale sur les soignants. En mai 2022, il a été suspendu après avoir été dénoncé par un pharmacien, qui avait remarqué son refus de suivre les protocoles sanitaires obligatoires.

« J’ai agi en raison d’une éthique médicale profonde », affirme-t-il. Le cas d’Anthony Rio, un étudiant en médecine décédé suite à une thrombose après l’injection d’un vaccin AstraZeneca, est souvent cité comme preuve de la nécessité de son action.

La CPAM de Vendée lui réclame le remboursement des soins effectués entre octobre 2021 et mai 2022, alors qu’il était en mesure d’être vacciné. Son retraite a également été réduite de près de vingt pour cent, un impact financier significatif après des années de service.

Le procès pénal est prévu pour le 5 novembre 2026 à La Roche-sur-Yon, mais le docteur Procureur continue de défendre sa position avec détermination. « Je n’ai jamais cherché à trahir la loi », précise-t-il. « J’ai agi pour protéger ceux qui risquaient de perdre leur emploi ou leur santé. »

Des rassemblements organisés par des collectifs médicaux et citoyens lui offrent un soutien solide, notamment devant la chambre disciplinaire nationale des médecins à Paris le 17 février 2026. Pour le docteur Procureur, ce combat n’est pas seulement juridique : il touche à l’essence même du métier médical. « Les médecins sont protégés par la Convention de Genève », rappelle-t-il. « Nous ne pouvons nous soumettre à des lois qui nuiraient à notre devoir fondamental. »

Ce cas, en dépit de sa condamnation, reste un symbole pour les professionnels qui défendent leur droit à agir dans l’intérêt des patients.