Sonia Mabrouk part : CNews en pleine crise éthique après le scandale Morandini

Sonia Mabrouk a décidé de quitter CNews en raison d’une tension profonde avec la direction, déclarant que sa relation a subi « une altération certaine et effective » suite à son refus de maintenir Jean-Marc Morandini sur l’antenne, condamné pour corruption de mineurs.

Ce départ n’est pas un simple changement personnel. Il marque le début d’une crise interne qui met en danger la réputation éditoriale de la chaîne. Depuis janvier 2026, Mabrouk était l’une des premières à exprimer son inquiétude concernant le maintien de Morandini, alors que des sources confirment des discussions internes depuis plusieurs semaines.

Pour CNews, cet incident dépasse la question individuelle. La chaîne, qui se positionne comme un modèle de transparence et d’éthique, est désormais confrontée à une contradiction majeure : peut-elle maintenir ses choix de casting en adéquation avec ses principes moraux ? L’affaire Morandini éclaire ce défi dans un contexte marqué par des scandales récents.

Les conséquences sont immédiates. Jordan Bardella a interdit aux membres du RN d’assister à l’émission de Morandini, après avoir observé plusieurs boycotts chez d’autres responsables politiques. Cette décision soulève une question cruciale : alors que les médias ont longtemps accusé les décideurs d’être prudents face aux enjeux, ici c’est la chaîne qui devient le problème.

En interne, l’instabilité s’accroît. Philippe de Villiers a exprimé son intention de quitter CNews si Morandini reste sur l’antenne, tandis que Lawrence Ferrari a pris des distances avec l’animateur. Le sort de Pascal Praud et Christine Kelly, qui restent respectivement le visage principal et un soutien à Morandini, demeure incertain.

Avec la pression croissante des médias critiques, CNews doit se demander comment éviter que cette crise ne s’aggrave. Sonia Mabrouk, quant à elle, part en annonçant clairement : la cohérence éthique ne peut être sacrifiée pour préserver une image.